EXAMEN

Frequentanti 2012 che sosterranno la prova scritta del 23 maggio

  1.        389866
  2.        389603
  3.        381949
  4.        389547
  5.        389739
  6.        389704
  7.         B….. C……..( studente non immatricolata)
  8.        389546
  9.        389868
  10.        389674
  11.        389652
  12.        389585
  13.        389640
  14.        389529
  15.        391554                                     .
  16.        390440
  17.        389532
  18.        390059
  19.        389564
  20.        389881
  21.        389947
  22.        390016
  23.        389699
  24.        389541
  25.        389600
  26.        390743
  27.        390099
  28.        390626

Télévision et pouvoir

La grande maison

L’ORTF(Office de la radiodiffusion-télévision française), est un établissement public créé par la loi du 27 juin 1964. Cette réforme vise à doter l’organisme, qui détient un monopole de service public sur la radio et la télévision, d’une plus grande autonomie financière. En effet, l’ORTF n’est plus sous « l’autorité », mais sous la « tutelle »  du ministère de l’Information : un conseil d’administration, assisté d’un directeur général, est créé aux fins de garantir le respect de ses missions (informer, cultiver, distraire). Cependant, le mode de désignation de ce conseil laisse un large contrôle au gouvernement puisque, sur seize membres, huit sont des représentants de l’État, un des usagers, un de la presse écrite, deux du personnel de l’ORTF, quatre étant des personnalités hautement qualifiées. En outre, le directeur général et les deux directeurs adjoints (un pour chaque chaîne) sont nommés par décret en Conseil des ministres.

Très vite, le malaise gagne l’ORTF en raison des liens étroits avec le pouvoir. Il culmine lors des événements de Mai 68 : En 1974, pour remédier aux lourdeurs dues à une concentration des structures, le gouvernement du nouveau président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, choisit de créer « des unités autonomes et entièrement responsables » entre lesquelles peut s’instaurer une « compétition ». Il procède donc à l’éclatement de l’ORTF en sept sociétés distinctes : quatre sociétés de programme, dont le capital appartient à l’État (TF1, Antenne 2, FR3 et Radio France), deux établissements publics industriels et commerciaux (TDF : Télédiffusion de France, qui assure la diffusion ; et l’INA, Institut national de l’audiovisuel, chargé de la formation, la recherche et l’archivage en matière d’audiovisuel) ; une société d’économie mixte (la SFP : Société française de production

  1. Pourquoi a-t-on créé l’ORTF?
  2. Comment sont nommés les nembres du Conseil d’Administration ?
  3. Quand y a-t-til eu rupture ? Et quelles en sont les conséquences?

De la Haute Autorité au CSA : les gendarmes du PAF

Au cours de la Ve République, l’émancipation de la télévision vis-à-vis du pouvoir politique a suivi une longue marche, heurtée, avec des retours en arrière. Mais la libéralisation s’est progressivement imposée comme une nécessité. Avec l’alternance politique de 1981 et l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, la majorité de gauche est attendue pour réaliser ses promesses électorales. un tournant fondamental est pris : la loi du 29 juillet 1982 (loi Fillioud) – date « anniversaire » de la loi de 1881 sur la liberté de la presse – met fin au monopole public et crée la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, censée couper le cordon ombilical entre les médias et le pouvoir. Elle est chargée de nommer les présidents du secteur public et de réguler le paysage audiovisuel, notamment en attribuant des fréquences aux radios et aux futures télévisions privées. La composition de cette instance est calquée sur celle du Conseil constitutionnel puisque, sur les neuf membres qui la composent, trois sont choisis par le président de la République, trois par le président de l’Assemblée nationale et trois par celui du Sénat. Il ressort que la Haute Autorité, présidée par Michèle Cotta, assume honorablement sa tache même si le pouvoir garde parfois la tentation d’exercer son influence sur le monde des médias .

En 1986, la nomination de Jacques Chirac à la tête de premier gouvernement de cohabitation de la République entraîne la dissolution de la Haute Autorité. Par une loi du 30 septembre 1986, défendue par le ministre de la Culture et de la Communication François Léotard, est créée la CNCL (Commission nationale de la communication et des libertés), qui conserve le même mode de désignation que l’instance précédente. Les personnalités désignées ont des sensibilités politiques marquées. et la presse critique un assujettissement à la majorité parlementaire, tandis que le gouvernement Chirac choisit de privatiser TF1 et de modifier le capital de La Cinq et de la 6, et donc leur direction.

La réélection de François Mitterrand le 8 mai 1988 scelle la fin de la CNCL. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) la remplace dès 1989. Cette instance, qui dispose de pouvoirs de sanctions renforcés dans sa mission de régulation du paysage audiovisuel, semble se pérenniser puisque qu’elle n’a pas disparu malgré plusieurs changements de majorité.

  1. Depuis sa naissance la télévision est-elle liée au pouvoir politique ?
  2. Quand le monopole public prend-il fin ? A quoi devrait servir la Haute Autorité?
  3. Quelle est aujourd’hui l’instance qui régule le paysage audiovisuel?

L’audimat : cibles et chiffres

Médium de masse soumis à des enjeux économiques, la télévision, comme la presse écrite, la radio et maintenant Internet, a besoin de connaître son public. Or la connaissance de celui-ci est par définition problématique : qui sont les téléspectateurs ? Comment perçoivent-ils les programmes ? C’est pourquoi, presque dès l’origine de la télévision, des outils ont été mis en place pour consulter le public et mesurer l’audience.

La première mesure de cette audience a été effectué en 1954 par la RTF  : elle consistait assez sommairement à interroger par téléphone une centaine de personnes chaque soir. Ce système de sondage par enquête, s’il s’est affiné au cours des années, est demeuré le même jusqu’aux années 1980. À cette époque, l’arrivée des chaînes commerciales et, par voie de conséquence, la forte concurrence entre privé et public et le rôle prééminent des publicitaires dans l’économie de la télévision ont rendu nécessaire l’instauration d’un organisme indépendant et d’un système technique fiable de mesure de l’audience. En 1985 est créé Médiamétrie dont le capital, à son origine, est détenu à 80 % par l’État (via l’INA, les chaînes publiques, la Régie française de publicité et Radio-France) et les radios périphériques. En 1989, après la privatisation de TF1, est mis en place Médiamat, système reposant sur l’installation, dans 2 300 foyers auprès de 5 600 individus de plus de 6 ans (ils sont aujourd’hui 7 600), d’audiomètres à bouton-poussoir actionnés par les téléspectateurs lors de l’allumage du récepteur et du changement de chaîne. L’analyse des données ainsi recueillies prend en compte 24 cibles construites sur des critères sociodémographiques et socioprofessionnels. D’où la célébrité soudaine d’un « cour de cible » fort courtisé : la « ménagère de moins de 50 ans » !

Ainsi sont donc connus avec précision ces chiffres souvent mystérieux tant attendus des chaînes et des publicitaires : les audiences cumulées ou instantanées, les durées moyennes d’écoute, les audiences de chaque émission. et, bien sûr, la part de marché d’une chaîne, qui exprime le rapport, pendant une période donnée, entre le nombre de foyers à l’écoute de la chaîne et le nombre de foyers qui regardent la télévision. C’est là un chiffre qui symbolise à lui seul cette « dictature de l’audimat » (en fait, du Médiamat) et scandalise ceux qui voient dans ce système un vote très inégalitaire où les gros consommateurs comptent plus que les petits, soumettant la télévision à la loi de la majorité.

  1. Quand a-t-on commencé à mesurer l’audience? et pourquoi?
  2. Comment a évolué la mesure de l’audience?
  3. Pourquoi fallait-il un organisme indépendant?
  4. Qu’appelle-ton la didacture de l’audimat?

la dépêche

Le lexique 

L’éditorial
Texte de réflexion ou d’humeur rédigé par le rédacteur en chef ou le directeur de la rédaction et donnant les grandes orientations du journal.
La rubrique
Ensemble d’articles  réguliers sur un même thème.
Le billet
Court commentaire personnel sur un fait d’actualité (« billet d’humeur »).
La brève
Texte court sans titre ni chapeau donnant des informations très concises et présenté dans une colonne de brèves.*
Les faits divers 
Nouvelles sans grande importance.
L’interview
Compte rendu mentionnant les questions du journaliste et les réponses de l’interviewé.
Le reportage
Enquête sur le terrain donnant lieu à un article ou un dossier.

La composition d’un article

L’article (ou le papier, la copie)
Écrit inséré dans une publication.
La titraille
Ensemble des éléments d’un article entourant le texte et la photo : titre, surtitre, sous-titre, chapeau, intertitres.
Le titre
Texte court en gros caractères qui coiffe un article et annonce le sujet.
Le sous-titre
Titre placé après le titre principal.
L’intertitre
Titre intermédiaire dans l’article, destiné à donner des repères et à aérer le texte.
Le chapeau
Court texte concentrant l’essentiel de l’information de l’article.
L’accroche
Premières phrases de l’article, destinées à retenir l’attention du lecteur.
La légende
Court texte sous une photo ou un dessin.
Le crédit photo
Signature des photographies.
La source
Origine d’une information (personne, article, livre).

La dépêche

Les médias d’information (chaînes de télévision, radios, journaux, sites d’information) disposent d’un large réseau d’informateurs. Mais le plus souvent, ils n’ont pas les moyens de maintenir un réseau de correspondants capables de rapporter faits et nouvelles du monde entier. Ils  ont alors recours à des entreprises spécialisées, les agences de presse.

L’agence de presse est une entreprise qui vend des services (texte, photo, infographie, reportages vidéo) à partir des informations recueillies par ses journalistes (agenciers). Fournisseurs de nouvelles pour la majorité des médias, les journalistes d’agence doivent répondre à des exigences professionnelles rigoureuses, notamment dans la vérification et la citation des sources: il s’agit de la crédibilité des informations fournies.

Il existe un très grand nombre d’agences de presse (230 pour la France en mars 2009, plusieurs centaines dans le monde) mais un petit nombre d’entre elles ont une influence déterminante dans la production des contenus récupérés et transformés par les grands média. Les trois plus importantesagence d’information dans le monde sont Associated Press (États-Unis, 3 500 salariés, l’agence est présente dans 130 pays, particularité : c’est une coopérative), Reuters (historiquement Royaume-Uni et depuis 2007 après la fusion avec Thomson, l’Agence Thomson-Reuters est basée aux États-Unis, 5 000 salariés dans 93 pays) et l’Agence France Presse (France, 165 pays, 2000 collaborateurs).

Le document :

(tiré de http://www.clemi.org)

une image de l’écran du site de l’AFP et une dépêche du 11 mars 2011 à 7 h 05 heure française.

Le 11 mars 2011, à 6 h 49 tombe la première dépêche de l’AFP concernant le tremblement de terre japonais. Si elle est précédée de plusieurs dépêches sur un regain d’activité sismique dans les 48 heures qui la précèdent, cette dépêche ouvre une série continue d’informations en provenance du Japon. Ci-dessous figurent les toutes premières dépêches depuis 6 h 49 (heure française) et jusqu’à 7 h 05. La plus récente est placée au plus haut. La mention « alerte » suivie du signe ұ attire l’attention des abonnés sur une information importante dont des développements sont attendus. Le première dépêche est envoyée dès la première secousse du séisme ressentie à Tokyo et tient en 8 mots (le chiffre est indiqué entre parenthèses), suivie d’autres plus circonstanciées.

Une  « dépêche »  n’est pas « un communiqué »,  produite pour alerter, la dépêche doit être transmise dans les délais les plus brefs, et répondre à des règles précises d’écriture:- clarté et simplicité: la lecture d’une dépêche doit être aisée et efficace

– Concision et précision: la dépêche doit d’abord répondre à six questions de références sur ce qui s’est passé: qui ? quoi ? quand ? où? pourquoi ? comment?
– Organisation: les éléments d’information d’une dépêche sont présentés dans un ordre décroissant d’importance, appelé « pyramide inversée». Une construction qui permet – en particulier à la presse écrite – de ne retenir de l’information que ce qui l’intéresse.
Produit brut, la dépêche sera reprise, complétée, argumentée, colorée par le ton des différentes rédactions.

La dépêche de 7 h 05 est présentée ici avec le lead, le paragraphe qui figure sur les écrans des abonnés suivi du texte complet. Le titre résume en quelques mots l’essentiel de l’information qui est développée dans la dépêche complète (sublead).
On remarque que les initiales des rédacteurs et du relecteur figurent à la fin du texte pour en identifier les auteurs.
Le texte de la dépêche obéit à des règles précises.

Exercice

Gérard Depardieu jouera DSK car il « ne l’aime pas »
PARIS, 15 mars 2012 (AFP) – 15/03/2012 09h38 – L’acteur Gérard Depardieu a confirmé à la RadioTélévision Suisse (RTS) qu’il interpréterait le personnage de Dominique Strauss-Kahn au cinéma, dans un film d’Abel Ferrara, parce qu’il « ne l’aime pas ».« Parce que je ne l’aime pas… donc je vais le faire », a déclaré l’acteur interrogé par la RadioTélévision Suisse (RTS) sur les raisons de ce choix.« Il n’est pas aimable, je pense qu’il est un peu comme tous les Français, un peu arrogant. Je n’aime pas trop les Français d’ailleurs… Il est très français, arrogant, suffisant, il est jouable », a-t-il ajouté.Interrogé sur les « pulsions » de l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), accusé d’agression sexuelle par une femme de chambre, Gérard Depardieu a déclaré: « Ca n’est pas ça. C’est ce qu’il est quand il marche, la main dans la poche. On peut tous avoir des saloperies dans la tête… En plus c’est tellement connu que des gens qui ont des pouvoirs aussi énormes que l’argent, le FMI… Lacan leur donnait des maîtresses pour les fouetter ».Il ne s’agit pas, a ajouté l’acteur, de « rentrer dans le personnage » de DSK qui ne l’a « jamais ému » quand il était sur le banc des accusés devant la justice américaine.

« Je n’ai jamais été ému par des gens qui n’avaient pas de dignité », a-t-il dit.

Le réalisateur américain Abel Ferrara a annoncé qu’il entendait tourner avant l’été un film sur le scandale sexuel qui a contraint l’ancien patron du FMI à démissionner de ses fonctions avec Gérard Depardieu dans le rôle de DSK et Isabelle Adjani dans celui de son épouse Anne Sinclair.

  1. Répondre aux questions  qui ? quoi ? quand ? où? pourquoi ? comment?
  2. Où se trouve la « pyramide renversée »?

Gros titres

De quoi parle-t-on ? Dans quelle rubrique placez-vous cet article ? C’est un titre informatif ou incitatif? Quel angle a été retenu par le journaliste? Le titre traduit-il une opinion, une prise de position ?
Choisir un article et écrire une dépêche d’environ  100 mots

1.Douze mois si longs et si lourds à porter (NR 03/01/10)
2.Ingrandes : les Fonderies sont-elles polluantes ? (NR 03/01/10)
3.Angela Merkel, la dirigeante européenne préférée des Espagnols (NR 03/01/10)
4.Les 4 whiskys qui font déborder le vase (Centre Presse 02/01/10)
5.« Le soir du 31, j’ai toujours fait ça » (Centre Presse 02/01/10)
6.KATIA SEGUIN, CHORÉGRAPHE DE TALENTS (Charente-Libre 03/01/10)
7.UN RÉVEILLON 2009 MOINS CHAUD (Charente-Libre 03/01/10)
8.Crues : la Vienne en alerte (7àPoitiers 31/12/09)
9.Plus rien ne cloche (Sud Ouest 03/01/10)
10.Une vie de loup de mer (Sud Ouest 03/01/10)
11.Tempête sur le festival (Sud Ouest 03/01/10)
12.Neige et verglas : 19 départements en alerte orange (Libération 03/01/2010)
13.«Un nouvel an c’est toujours un peu foireux» (Libération 03/01/2010)
14.Kurt Westergaard, ou la caricature explosive (Libération 03/01/2010)
15.Jeux en ligne, une loi est nécessaire (Libération 31/12/09)
16.Cause double-emploi, vends vaccins contre la grippe A (LEMONDE.FR avec Reuters | 03.01.10)
17.La grippe A montre des signes d’essoufflement (La Croix 03/01/2010)
18.Attentat suicide en plein match de volley-ball au Pakistan (La Croix 01/01/2010)
19.Basket – NBA – Boston L’infirmerie au complet (L’équipe, 02/01/2010)
20.Ski alpin – Coupe du monde (F) AUBERT ENFLAMME LA NEIGE (L’équipe, 02/01/2010)